Conseils de lecture

TENEBRE

La Peuplade

19,00
par (Libraire)
23 janvier 2020

Ténèbre, qui connaît son Conrad et se donne à lire comme un (premier !) roman d’aventure de nausées et de fièvres, rouvre les chairs de l’Afrique coloniale : de cette plaie purule toute l’horreur de l’homme blanc en phase terminale.
Ténèbre est une charogne gonflée de poésie, une quête hallucinée et sans retour.
Ténèbre est anormal, Ténèbre est écoeurant, Ténèbre est superbe !


La soustraction des possibles
23,50
par (Libraire)
16 janvier 2020

Tournant des années 80, Suisse : bienvenue dans la déferlante de la finance à outrance.
Dans ce monde sans morale, voilà l’histoire tragi-comique - vraiment comique, vraiment tragique - de deux jeunes gens, l’arriviste et le gigolo, éperdument amoureux mais avides de leur part d’or.
Joseph Incardona tient l’ambition de dire l’ogre capitaliste, avec quel talent, quelle précision dans l’horlogerie du roman !
Dans une narration à nulle autre pareille, il s’arroge le récit, fourmille d’inventions et d’amour pour ses personnages : tantôt facétieux, tantôt bouleversant, toujours virtuose.


Aires
24,00
par (Libraire)
9 janvier 2020

“Par le grand Raz tout-puissant" !

[🌪𝗖𝗼𝘂𝗽 𝗱𝗲 𝗩𝗲𝗻t🌪]
𝐴𝑖𝑟𝑒𝑠, Marcus Malte, ᴇ́ᴅɪᴛɪᴏɴs Zᴜʟᴍᴀ

Lire Marcus Malte (Prix Femina 2016 avec Le Garçon) est toujours une déflagration.

N’en dévoilons que peu : Aires, c’est une journée sur l’autoroute des vacances, dans l’intime, le bruit et la solitude de quelques vies qui peuplent fugacement la route et son bas-côté.

Vont-ils se croiser, ces risibles humains qui sont notre société de haut en bas ?

Aires tant sur le fond que dans la forme est une sidération constante, une audace hors du commun, la virtuosité de Marcus Malte dans tous les registres : roman noir, social, d'anticipation, d’amour, d’une férocité décapante à plusieurs degrés comme d’une bouleversante poésie.

Aires percute nos trajectoires dérisoires d’une magistrale colère.


Les Nouveaux héritiers

Éditions Gallmeister

22,80
par (Libraire)
4 décembre 2019

Golfe du Mexique, côte sauvage de Floride : Isaac est un jeune peintre “né plein d’animaux”, orphelin transi de nature sauvage. Son itinéraire contemplatif est bientôt troublé par sa rencontre avec Kemper et sa famille parfaitement dysfonctionnelle, héritière d’argent et de sang. S’ils se réfugient dans un amour lumineux, ils seront bientôt rattrapés par le souffle tragique des éléments, du passé, de l’Histoire.

Nous sommes en 1914, le monde vient de changer.

Kent Wascom est une heureuse surprise : la facture semble classique sauf une langue éblouissante qui fouille méthodiquement la grande ruade de l’existence, sauf une narration déroutante qui bouscule nos attentes, oscille dans le temps et les vies.

C’est dense, c’est impétueux, c’est différent, c’est une émotion immense.


L'Enquête
16,00
par (Libraire)
29 novembre 2019

Après L’Ancêtre, Glose et Le Fleuve sans rives, Le Tripode poursuit son formidable travail de réédition de l’œuvre de Juan José Saer. Considéré comme l’un des immenses écrivains du XXème siècle, l’Argentin jongle magistralement avec les genres et se joue des codes de la narration.

L’Enquête est une étourdissante mise en abyme de trois récits, la traque parisienne d’un tueur en série de vieilles dames, les retrouvailles de trois amis à Buenos Aires et la tentative d’identifier l’origine d’un mystérieux tapuscrit.

L’Enquête n’est pas celle qu’on croit, c’est un labyrinthe virtuose, aux franges de la folie, où il s’agit d’élucider les différents degrés de la fiction.

Lire Saer, c’est à chaque fois retrouver le sens du mot chef-d’œuvre.