Conseils de lecture

Le sillon
17,00
par (Libraire)
19 octobre 2018

Un sillon que le lecteur creuse avec délectation

Le lecteur déambule dans Istanbul, oui, et quelle curiosité lui fait ouvrir les yeux ! Istanbul s'effondre. Le récit de ce délitement de la société face aux corruptions accompagne l'enquête autour de l'assassinat du journaliste arménien Hrant Dink en 2007. Magnifique.


Le grand Nord-Ouest / roman
21,50
par (Libraire)
24 août 2018

Magie du style et de la composition !

1954. Jessie raconte son enfance à Bud. Et tout particulièrement, tout majestueusement, l’année de ses 6 ans, en 1929. Elle suivait sa mère dans une fuite vers l’Alaska, vers son « Grand Ouest » tant rêvé. Elle y a rencontré les derniers chercheurs d’or et les Indiens Gwich'in. Elle y a trouvé aussi les horizons sans fin, et sa véritable histoire.
Par la magie du style et de la composition, tels qu’Anne-Marie Garat sait nous les offrir, une lecture enthousiasmante !


L'arbre sur la rivière, roman
14,00
par (Libraire)
30 décembre 2017

Enfin réédité !

Depuis le temps de la cour d'école jusqu'à l'âge adulte, les quatre amis vont grandir en gardant comme ancre d'attache "l'arbre sur la rivière". Des chemins différents et des envies d'aventures n'altèrent pas ce sentiment d'être reliés à jamais à ce coin de verdure intemporel.

Enfin retrouvé !


Glaise

Manufacture de livres

20,90
par (Libraire)
22 septembre 2017

Roman d’amour, d’orages et de violences

La terre, la vie rude des hommes qui la travaillent, la lourdeur insidieuse des jours… voilà bien le cœur des romans démoniaques de Franck Bouysse. Pour le lecteur fidèle, pas de lassitude pour autant ! Avec « Glaise », les retrouvailles sont agrémentées de sel et de piment plus encore.

L’orage gronde en ce mois d’août 1914. Les hommes valides rejoignent le front. Au cœur du Cantal, un village voit son quotidien bouleversé. Joseph a quinze ans, il doit remplacer son père à la ferme. Il sera aidé par le vieux Léonard, mais voir partir son père est un choc. Il le sait, son univers sera désormais « amputé de la part tendre de l’enfance ».
Le voisin Valette est handicapé d’une main, c’est son fils Eugène qui part. Il en est humilié. Il recueille pour un temps sa belle-sœur et sa nièce, mais l’arrivée des deux citadines ravive de vieilles rancunes. Des mondes différents se confrontent, que la guerre va définitivement faire exploser.
Le conflit mondial est loin, mais, par petites touches, -un courrier, une permission annulée, l’annonce d’un décès, la perquisition des vaches,- il accompagne la tension qui enfle. Chaque chapitre nous le rappelle, qui débute par un plan serré, scène ou paysage du quotidien, et qui s’achève comme un couvercle violemment posé sur la marmite bouillante.

Joseph aime sculpter la terre glaise qu’il récupère dans les champs : il malaxe la matière collante et lourde, tout en contant ses émotions, son espoir de revoir le père, sa fierté grandissante, son assurance de créateur amoureux. Il pétrit ce monde, comme Franck Bouysse cisèle l’ample vocabulaire poétique de ce roman noir.

Quel coup de poing ! Roman d’amour, d’orages et de violences, « Glaise » regorge de la recherche de sérénité : l’un sait la trouver, l’autre ne peut que s’en cacher derrière la haine, un troisième sait l’avoir perdue à jamais.


La Bombe

La dernière goutte

20,00
par (Libraire)
25 avril 2016

Le Prix Mémorable 2016

À la fin du 19e siècle, le Nouveau Monde ouvre ses bras à toute la misère du monde. Parmi les immigrés qui débarquent à New York, avides de conquérir l’Amérique et persuadés qu’il fait meilleur vivre outre-Atlantique, un jeune Allemand cultivé et sans le sou, Rudolph Schnaubelt. C’est le narrateur de La Bombe, roman de Frank Harris paru en 1908, et traduit pour la première fois en français aux éditions La dernière goutte.