Alain L.

16,00
par (Libraire)
29 novembre 2019

Après L’Ancêtre, Glose et Le Fleuve sans rives, Le Tripode poursuit son formidable travail de réédition de l’œuvre de Juan José Saer. Considéré comme l’un des immenses écrivains du XXème siècle, l’Argentin jongle magistralement avec les genres et se joue des codes de la narration.

L’Enquête est une étourdissante mise en abyme de trois récits, la traque parisienne d’un tueur en série de vieilles dames, les retrouvailles de trois amis à Buenos Aires et la tentative d’identifier l’origine d’un mystérieux tapuscrit.

L’Enquête n’est pas celle qu’on croit, c’est un labyrinthe virtuose, aux franges de la folie, où il s’agit d’élucider les différents degrés de la fiction.

Lire Saer, c’est à chaque fois retrouver le sens du mot chef-d’œuvre.

Tristram

23,90
par (Libraire)
16 novembre 2019

[☀️𝗖𝗼𝘂𝗽 𝗱𝗲 𝗦𝗼𝗹𝗲𝗶𝗹☀️]

𝐿𝑎 𝐹𝑟𝑎𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒, Nina Allan, ᴇ́ᴅɪᴛɪᴏɴs Tʀɪsᴛʀᴀᴍ

Julie, adolescente disparue il y a vingt ans, contre tout espoir, réapparaît.

À sa sœur incrédule, seulement, elle raconte l’inconcevable. Fait divers sordide ou stupéfiant périple dans un monde parallèle, que croire ?

Croire en chemin au pouvoir du roman, qui nous plonge dans l’indécidable. Car précisément Nina Allan dérègle la frontière entre rêve et réel, met en place l’implacable mécanique du doute.

La folie rôde, entre les genres, et s’ouvre cette fracture qui infuse un singulier sentiment d’irréalité.

“Je sais que tu ne me croiras pas, mais je vais te le dire quand même :”

Écoutons, fascinés.

par (Libraire)
9 novembre 2019

Enfin, le Chien Fou est de retour.

“Deeper & darker”, toujours magistral, ce deuxième tome du second Quatuor de Los Angeles nous abîme dans la dégueulasserie humaine des États-Unis de 1942.

Sournois, hypnotique, fangeux !

“La tempête / qui vient / ce / désastre / qui ensauvage / la pluie / l’or / le feu / tout ça / une seule / et même / histoire.”

par (Libraire)
2 novembre 2019

[☀️𝗖𝗼𝘂𝗽 𝗱𝗲 𝗦𝗼𝗹𝗲𝗶𝗹☀️]

𝘓𝘢 𝘔𝘰𝘳𝘵 𝘢̀ 𝘙𝘰𝘮𝘦, Wolfgang Koeppen, Lᴇs ᴇ́ᴅɪᴛɪᴏɴs ᴅᴜ Tʏᴘʜᴏɴ

Qu’il est beau, le Typhon, dont la collection 𝐴𝑝𝑟𝑒̀𝑠 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑒̂𝑡𝑒 porte les tenaces fantômes de la génération d’après-guerre, ces jeunes gens en rage contre l’héritage de leurs parents. Dont Wolfgang Koeppen, écrivain allemand majeur qui scandalisa son pays en 1954 avec 𝘓𝘢 𝘔𝘰𝘳𝘵 𝘢̀ 𝘙𝘰𝘮𝘦.
Et reste d’une intemporelle lucidité.

Éminemment cinématographique, voilà une funeste polyphonie centrée sur Siegfried, jeune compositeur d’avant-garde qui erre dans une Rome éternelle mais souillée.
Enfin loin de Berlin, il est pourtant rattrapé par sa fâcheuse famille, dont son monstre d’oncle, ex-saigneur du Reich qui n’a que revanche et fiel en bouche.
Ils sont le poids poisseux du souvenir, tout un spectre de compromissions, de turpitudes et une question :

Peut-on se bâtir sur le cri des ruines ?

Tout dépendra de ce qui meurt à Rome.

par (Libraire)
24 octobre 2019


Au crépuscule de sa pensée, ce philosophe allemand relate à un barman blasé une absurde excursion qui, en doutera-t-on, lui révéla le sort du dernier loup d'Estrémadure.

D’une seule phrase trouble et louvoyante : une prouesse de László Krasznahorkai qui jusqu’au point final nous subjugue.

𝘓𝘦 𝘋𝘦𝘳𝘯𝘪𝘦𝘳 𝘭𝘰𝘶𝘱 divague, instille le doute, interroge la vanité des choses et la part d’ombre des mots.

Vertigineux !