Danielle B.

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Les Maia

Queirós, José Maria Eça de

Chandeigne

15,00
par (Libraire)
17 janvier 2018

Lisbonne fin XIXè siècle. LA saga.

"Os Maias", paru en 1888, vaste fresque sur Lisbonne et le Portugal de la fin du XIXè siècle, valut aussitôt un grand succès à son auteur, journaliste et diplomate. Eça de Queiros y expose, par de fins dialogues et une tranquille abondance, la vie de Carlos da Maia et sa famille. Ce grand roman est une ode magnifique au Portugal et son évolution. Traduit par Paul Teyssier.

L'arbre sur la rivière, roman
par (Libraire)
30 décembre 2017

Enfin réédité !

Depuis le temps de la cour d'école jusqu'à l'âge adulte, les quatre amis vont grandir en gardant comme ancre d'attache "l'arbre sur la rivière". Des chemins différents et des envies d'aventures n'altèrent pas ce sentiment d'être reliés à jamais à ce coin de verdure intemporel.

Enfin retrouvé !

Notre vie dans les forêts
par (Libraire)
24 octobre 2017

Un monde s'écroule

Voici une dystopie bouleversante.
Une femme se raconte dans l'urgence. Où est-elle ? Quand cela se passe-t-il ? Les réponses arrivent, comme s'effilochant entre souvenirs et sourires, entre passé et présent, un présent "futuriste" où le monde s'écroule. Cette ancienne psychologue nous happe entièrement, détruite, et tentant de Raconter.

Trois jours chez ma tante
par (Libraire)
24 octobre 2017

Trois jours infernaux

On nous a prévenus, "ça commence très fort". Et cela dure ! une écriture serrée et limpide, sans place au superflu. Vraiment jubilatoire.

Glaise

Manufacture de livres

20,90
par (Libraire)
22 septembre 2017

Roman d’amour, d’orages et de violences

La terre, la vie rude des hommes qui la travaillent, la lourdeur insidieuse des jours… voilà bien le cœur des romans démoniaques de Franck Bouysse. Pour le lecteur fidèle, pas de lassitude pour autant ! Avec « Glaise », les retrouvailles sont agrémentées de sel et de piment plus encore.

L’orage gronde en ce mois d’août 1914. Les hommes valides rejoignent le front. Au cœur du Cantal, un village voit son quotidien bouleversé. Joseph a quinze ans, il doit remplacer son père à la ferme. Il sera aidé par le vieux Léonard, mais voir partir son père est un choc. Il le sait, son univers sera désormais « amputé de la part tendre de l’enfance ».
Le voisin Valette est handicapé d’une main, c’est son fils Eugène qui part. Il en est humilié. Il recueille pour un temps sa belle-sœur et sa nièce, mais l’arrivée des deux citadines ravive de vieilles rancunes. Des mondes différents se confrontent, que la guerre va définitivement faire exploser.
Le conflit mondial est loin, mais, par petites touches, -un courrier, une permission annulée, l’annonce d’un décès, la perquisition des vaches,- il accompagne la tension qui enfle. Chaque chapitre nous le rappelle, qui débute par un plan serré, scène ou paysage du quotidien, et qui s’achève comme un couvercle violemment posé sur la marmite bouillante.

Joseph aime sculpter la terre glaise qu’il récupère dans les champs : il malaxe la matière collante et lourde, tout en contant ses émotions, son espoir de revoir le père, sa fierté grandissante, son assurance de créateur amoureux. Il pétrit ce monde, comme Franck Bouysse cisèle l’ample vocabulaire poétique de ce roman noir.

Quel coup de poing ! Roman d’amour, d’orages et de violences, « Glaise » regorge de la recherche de sérénité : l’un sait la trouver, l’autre ne peut que s’en cacher derrière la haine, un troisième sait l’avoir perdue à jamais.